04/01/2021

Au-delà du covid, se sont succédé  en cette fin d’année, de mauvaises nouvelles pour notre ville, bouleversant par leur caractère  brutal, la vie de nombreuses familles, mais aussi de la population du Pays d’Olmes.
       
Le stade Lavelanétien rugby, les « jaune et noir » sont encore une fois en deuil en voyant disparaitre à nouveau, l’un des leurs. En effet, après Louis Monié premier de cette triste série le 16 novembre dernier, après le Général Claude Prono, après Didier Dudieu, après Yvan Moreno, c’est David Amiel, notre «David » qui nous quitte tragiquement, foudroyé lors d’une sortie en montagne en compagnie d’Hugo son fils. Balade qui se voulait un moment de partage et de bonheur, le jour même, ironie du sort, de la Saint David.
        
David c’était 4 passions, sa famille, le rugby, ses Amis, et son métier. David est parti,  plongeant sa famille dans la détresse, ses nombreux amis et ceux qui le connaissaient, dans une peine totale.
David n’avait que 46 ans et toute la vie devant lui.
La nouvelle s’est propagée telle une traînée de poudre
D’abord la stupeur, l’incompréhension, la résignation, puis les larmes, celles de l’injustice.
       
Aujourd’hui, la ville de Lavelanet pleure aussi sa disparition. Il était un employé exemplaire au service de sa collectivité, et nous voulons aujourd’hui, tous ensemble lui rendre Hommage. David était l’un des cadres de notre commune dans ces fonctions de responsable de la voirie municipale.   
Il était un pilier de la structure municipale. Depuis plus de 30 ans, il avait su gravir tous les échelons de la fonction publique avec sérieux et détermination.
Il était toujours présent auprès de son équipe qu’il manageait avec compétence et dévouement. Toujours à l’écoute des sollicitations de ses collègues, comme à l’écoute de la population.
Il avait gagné l’estime et le respect de tous.
Il était un meneur, comme il l’était sur un terrain de rugby.
Il savait écouter et se faire écouter ; toujours respectueux de tous et de chacun.
David était un atout pour la gestion des équipes municipales de demain.
Il en était devenu un maillon indispensable. Soucieux du bien-vivre de ses collègues dans leur travail, mais aussi des habitants de cette ville qu’il aimait tant.
Même dans les situations difficiles qu’il pouvait rencontrer, il gardait ce sourire enfantin qui le caractérisait.      
Pas un mot plus fort que l’autre.
Tel était son caractère qui en faisait un agent modèle et la fierté des élus qui le côtoyait au quotidien.
Un avenir tout tracé dans l’évolution de sa carrière lui était promis. 
La vie en a décidé autrement.
 
Mais David c’était aussi une vie active au service de ce noble sport dans lequel il a donné sans compter, « le rugby ».
Une passion qu’il savait communiquer à ceux qui l’accompagnaient.
 Ici au stade Lavelanétien ou dans d’autres clubs, il laisse le souvenir d’un garçon d’exception.
 Malgré sa retraite rugbystique, voilà quelques années, David restait le phare, la tour de contrôle qu’il a toujours été, et notamment lors de rush dévastateurs dont il n’était pas avare, ou au-dessus de l’alignement où il survolait l’adversaire.
 
 Seconde ou troisième ligne, il excellait à chacun des postes, en capitaine exemplaire.
Dur et résistant aux contacts, teigneux parfois,  il agissait toujours en patriarche au sein de son équipe pour donner l’exemple ou pour protéger ses coéquipiers.
 
Correspondant de la Dépêche, Angel Cavichiolo titrait, avant-hier, ces quelques lignes dans la presse que je me suis autorisé à vous lire :  
« Ce dimanche 27 avril 2014,  David savourait la victoire en demi-finale face à Bressols, une victoire qui ouvrait la route de la finale.
Après le match, David avait tenu ces propos: « Cette victoire c’est l’histoire d’un groupe de copains, au travail depuis 2 ans…il avait rajouté,  « C’est ma première et sûrement dernière finale». Une semaine plus tard, après avoir conduit son équipe au succès en finale face à Lauzerte, il soulevait le bouclier de champion Midi-Pyrénées avec fierté.
Ce titre récompensait une carrière hors normes, celle d’un joueur généreux, un homme du pack toujours debout, toujours en fer de lance, qui savait souffrir plus que de nécessaire par fierté pour le maillot qu’il portait.
David, « jaune et noir » dans l’âme, était dans l’équipe de la remontée du Stade Lavelanétien en 3e division, saison 97/98, lui le « petit  jeune» que couvaient les anciens, à l’image du plus proche de ses amis, Jean-Paul Salette, un autre homme du pack et du quotidien de David.
L’image de ce capitaine infatigable tirant le maul en donnant de la voix dans ces groupes pénétrants, avançait et aboutissait quelques fois dans l’en-but pour l’essai que l’on disait « anonyme du pack».                                                       Mais, le dernier à se relever très souvent c’était David, avec le ballon dans les mains.
Combien de fois les tribunes se sont levées aux exploits de ce joueur au grand cœur, qui aimait jouer autant que faire jouer ».
 
David, n’était pas qu’un simple joueur du stade, il était aussi, l’éducateur apprécié des plus jeunes comme des plus anciens au sein du RPO.
Le vide qu’il laissera marquera l’ensemble de ses partenaires et des jeunes enfants tant sa présence et sa générosité étaient importantes.
Pour en témoigner, ces quelques mots écrits par les dirigeants du Rugby Pays d’Olmes en son honneur :
 « Même si notre tristesse est immense, nous continuerons à penser à lui avec une grande émotion.Nous nous rappellerons  tous les bons moments que nous avons passés ensemble sur les terrains auprès des enfants, ainsi que durant les trajets en bus. Autant d'expériences partagées, qui resteront gravées dans notre mémoire ». Ils terminaient le propos, par : « Quelqu’un d’aussi spécial ne pourra jamais être oublié. Aimé de tous il va beaucoup nous manquer, mais nous continuerons à bâtir ce qu’il avait commencé à construire au sein de notre école de rugby ». Le Rugby Pays d’Olmes n’oubliera jamais David.
 
Nous pourrions ici même poursuivre de dire tout le bien que David à fait, mais le temps nous manque, mais nul doute que cela sera fait en d’autres occasions. Pour conclure ces quelques mots, n’oublions pas que David était aussi et surtout, l’époux et le père de trois enfants qu’il adorait et dont il était si fier.
Nous avons été en de nombreuses occasions, les témoins de l’amour qu’il vous a porté.
À  toi Chloé son épouse,
À vous Hugo -  Sasha -   Mia, ses enfants,
À  vous Marie Hélène et Bernard ses parents,
À toi Audrey sa sœur, et Benoit son compagnon
À vous sa famille, je veux, au nom de la ville de Lavelanet et du Pays d’Olmes, au nom de la grande famille du rugby, au nom de ses Amis, vous présenter nos sincères condoléances et vous assurer de toute notre affection dans ces moments si douloureux.
 
Nous n’oublierons pas Notre « David », ceci est une promesse.

 
 
                                                                                                                                                   Marc Sanchez
 

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