DÉCOUVRIR LAVELANET, UNE VILLE OÙ IL FAIT BON VIVRE
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    Géographie
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Située à 1h30 Toulouse et de Perpignan, Lavelanet est chef-lieu de canton. Lavelanet (l'Avelhanet en occitan languedocien) est situé dans le département de l'Ariège en région Occitanie. C'est la ville la plus importante du pays d’Olmes (6 165 habitants), région à l’est du département, connue pour sa riche histoire industrielle principalement marquée par l'activité textile. Elle fait partie de la Communauté de communes du Pays d'Olmes, un pays d’eau, de roches et de forêts. 

La superficie de la commune est de 1 257 hectares ; son altitude varie de 490 à 802 mètres. Son altitude variée confère à Lavelanet une vue imprenable sur ses forêts, la chaîne des Pyrénées, mais aussi sur le Pog du château de Montségur. C’est un paysage de traditions artisanale et industrielle au pied du massif du Plantaurel (1011m) qui forme une partie du piedmont pyrénéen et de la montagne de Tabe. Le Saint-Barthélemy est un des plus hauts sommets du massif de Tabe (2348 m), précédé de peu par le Soularac (2368 m).  Trois rivières : le Douctouyre, le Touyre et l’Hers prennent leur source dans la montagne de Tabe et traversent le Plantaurel par des cluses, notamment celle de Lavelanet.
 


    Histoire
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        La première mention du Pays d’Olmes date de 943
 
Dans « l’Ariège des comtes et des cathares » Milan 1992, Claudine Pailhès relate que l’archidiacre Sulpitius remet alors l’abbaye de Sainte-Marie de Camon à celle de Lagrasse (non loin de Carcassonne). Lors de cet épisode, il est mentionné des terres « in Olmense ». Les chartes du XIe et du XIIe siècle prouvent l'existence de forteresses à Mirepoix dès 960, à Queille en 1002, à Dun en 1034, à Malegoude en 1062, à Laroque d'Olmes en 1070, à Léran en 1164. Reconnues en 1002 et 1034 au comte de Carcassonne, ces terres passent en une cinquantaine d'années dans la mouvance fuxéenne.
 
« Ce n’est qu’au XIIe siècle que l’on commence à entrevoir Lavelanet ou plus exactement Bensa ». Dans le cartulaire établi par les moines du monastère de Saint-Sernin de Toulouse pour recenser leurs possessions, il est fait mention de l’église de Bensa qui fait partie en 1124 d’une liste d’églises usurpées par les laïcs.

Vous pouvez retrouver l’histoire de Lavelanet dans le livre « Lavelanet… une histoire au fil du temps » édité par la commune en 2018 et disponible par correspondance. Plus d'informations dans la rubrique « Patrimoine ».



    En passant à Lavelanet
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En ville, le promeneur attentif découvrira les traces de l’histoire locale : vieilles demeures, moulin, calvaire, croix et maisons de différents styles.

  
    L’art dans la ville
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Plusieurs artistes vivent ou ont vécu à Lavelanet et leurs œuvres d’art jalonnent la ville pour offrir aux promeneurs un parcours artistique.

        Mady De La Giraudière

Entourée de ses proches, Mady de La Giraudière s'est éteinte chez elle samedi 24 février 2018, au milieu de ses peintures et de ses œuvres. Artiste de renommée mondiale, figure de proue de l'art naïf, elle est entrée dans l’éternité et restera à jamais dans nos cœurs. Parler de Mady en quelques minutes relève d’une gageure. Sa destinée ne peut se raconter qu’au travers d’un livre, sa vie ayant été tellement  riche et dense. Pour nous qui la connaissions, Mady de La Giraudière symbolisait la générosité, la sincérité, l’humour, le talent et l‘amitié. Elle a toujours fait en sorte de s’amuser et jouer avec les contraintes. Son leitmotiv : la passion…  Cette passion se lisait aussi dans ses yeux bleus, pétillants de chaleur, de joie et de malice.  Ne l’oublions pas, au-delà de sa famille, de ses proches et de sa peinture, la joie, le bonheur et le partage étaient les moteurs de sa vie.

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Née le 3 avril 1922 à Toulouse Mady Couquet jouait, petite fille, dans l’usine de son père Émile, un industriel du textile dont la fabrication de « La moquette de Montségur », orna le paquebot France tout comme certains de ses tableaux. De son enfance passée dans la liberté de la nature à Lavelanet, Mady garda un fort attachement à cette ville qu’elle a beaucoup représentée dans ses œuvres, tout comme les Pyrénées, sa région et le monde du textile. L’été dernier encore, Mady nous a offert, une nouvelle fois, comme gage de son amitié et d’amour pour sa cité, une biennale en mairie. Cela aura été pour nous tous, l’occasion de découvrir ou redécouvrir une nouvelle fois le talent de cette grande Dame au travers de l’exposition  « Mes Pyrénées sur un plateau ».  Elle a su nous entraîner au travers de ses œuvres, dans un univers nous contant nos terroirs avec ses couleurs, nos vies. Si comme elle nous le racontait, « la trouille » la gagnait avant chaque exposition, c’était pour nous tous, des moments forts de partage, mais aussi d’enrichissement.

Autodidacte, elle opérait par instinct en laissant parler son cœur et sa grande sensibilité. Décorée Officier des Arts et Lettres dans cette  même ville, Mady ne comptait plus les nombreux prix et récompenses obtenus en France comme à l’étranger. Ce talent unique nous embellissait, nous subjuguait par sa lumière. Entre Paris et Lavelanet, Mady de La Giraudière a peint des tableaux par centaines et ses expositions ont fait le tour du monde. Lors de sa dernière biennale, l’été dernier en mairie, à l’issue du protocole et des prises de paroles, Mady très touchée d’entendre toutes ces louanges, avait eu ces mots : « Peut-être que je ne méritais pas tout ça, peut-être que je ne suis pas à la hauteur ». Non Mady, unanimement  nous vous le disons, vous étiez à la hauteur !  Vous nous avez comblés de bonheur. Il est bon de se rappeler que l’église, «  Notre Dame de l’Assomption » de Lavelanet, cette église où nous lui avons dit un au revoir, renferme plusieurs dons de l’artiste, dont sept grands tableaux de la vie du Christ, accrochés dans le chœur. Depuis mai 2007, les tableaux du Chemin de Croix sont aussi installés dans la chapelle des Fonds Baptismaux. Pour la petite histoire, ce Chemin de Croix avait eu le privilège d’être exposé dans la crypte du Sacré Cœur à Paris, pendant un mois. Outre la peinture, c’est avec la plume que Mady nous racontait la poésie du quotidien à travers contes et poèmes, ou devant  la caméra, entourée de ses fidèles complices, mais surtout Amie. Elle a également illustré plusieurs ouvrages et réalisé une douzaine de cartons pour des tapisseries exécutées dans les célèbres ateliers Pinton à Aubusson.

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Mady de La Giraudière, c’était aussi un fort engagement pour Lavelanet, la ville qui l’a vue grandir, s’épanouir, la ville à laquelle elle était fière d’accorder son amour. Souvenons-nous qu’elle a été aussi conseillère municipale de Lavelanet de 1995 à 2001.  Cet engagement pour sa ville, Mady le déclinait aussi en faveur de la jeunesse. Durant des années, par le biais des « Chantiers jeunes », elle a permis à de jeunes Lavelanétiens, en leur accordant spontanément sa confiance, de reproduire sur les murs du Marché couvert quelques-uns de ses tableaux. Un cadeau pour eux, un cadeau pour la ville de Lavelanet. En juillet 2010, Mady inaugurait l’Espace culturel Mady de la Giraudière  témoignage de la  reconnaissance d’une ville envers son ambassadrice de talent pour nos collectivités. Ce jour-là, elle soulignait : « c’est mon premier prix, je l'adresse à mes parents ». Elle appelait les jeunes à être créatifs, à rejoindre « la famille des y'aka ! Et quitter les oui, mais ! » « Ça ne coûte rien de rêver », concluait-elle. Mady n’est plus, notre amie s’en est allée, mais son talent  et ses œuvres perdureront.  Son départ n’est pas un livre qui se ferme, mais simplement un chapitre qui se termine.

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        Mary-Pierre Vidal-Saisset

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Mary-Pierre Vidal-Saisset, artiste aux multiples facettes et de renommée nationale et internationale, est née à Lavelanet ou elle revient s’installer fin novembre et faire une présentation rétrospective de son œuvre. Après des études à l’École des Beaux-Arts de Toulouse, où elle a obtenu un premier Prix de dessin en 1953, sa trajectoire artistique l’a amenée à créer un volume important d’œuvres et à expérimenter différentes techniques des arts plastiques comme le dessin, la peinture ou la sculpture. Son parcours lui a permis  d’exposer en France - pour rappel une de ses sculptures se trouve au Palais de l’Élysée -, mais également à l’étranger (Allemagne, Andorre, Belgique, Espagne, Hollande, Italie, États-Unis, Sénégal…) ou se trouvent aujourd’hui un grand nombre de pièces signées de sa main, en outre son œuvre se trouve référencée dans les Guid’Art Cotation Drouot.

Pour cette présentation rétrospective, nous pourrons la redécouvrir à travers ses dessins, peintures, sculptures, métaux, céramiques raku. Des pièces uniques et disruptives qui correspondent tout à fait à son goût de la liberté, mais avec une base de recherche soigneusement étudiée et planifiée alliant de main de maître la créativité avec la maîtrise technique. Comme elle nous le rappelle, « L’art est un chemin sur lequel on avance. Au fur et à mesure, des portes s’ouvrent, sans que l’on ne sache jamais sur quoi elles vont déboucher. » Elle se revendique en tant que femme artiste depuis le début de son parcours et aujourd’hui encore - et toujours - de ses œuvres émane la force de la création pure sans concessions à la mode ni à l’air du temps.

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